Réseaux locaux d’action collective face à la volatilité institutionnelle : des chocs exogènes à l’innovation sociale

Résumé

Ce projet a pour objectif de faire avancer notre compréhension des effets « collatéraux » de l’instabilité institutionnelle, telle qu’observée dans plusieurs sociétés occidentales depuis le tournant du 21ème siècle. Celles-ci vivent des transformations institutionnelles d’envergure et répétés touchant notamment les domaines de la santé, du social, des municipalités, ou de l’économie sociale.

Parallèlement, la participation citoyenne et l’action collective à l’échelle locale sont de plus en plus apparues comme des compléments essentiels à l’action d’un État pris par des mesures d’austérité. Pensons aux comités de revitalisation urbaine, aux tables de quartier, aux conseils de quartier ou aux réseaux locaux de soins et services pour personnes aînées.

Le point de départ du projet proposé, ce sont ce type de réseaux locaux d’action collective, typiquement hybrides (mixité d’acteurs publics et de la société civile), puisque c’est à travers de tels réseaux que les réformes institutionnelles se répercutent localement. Ils subissent alors des perturbations importantes de leur fonctionnement à chaque nouvelle réforme. Nous partons de l’hypothèse selon laquelle les perturbations institutionnelles seraient vécues dans les réseaux locaux comme des « chocs exogènes » et nous visons analyser les stratégies qu’ils déploient face à la volatilité de leurs conditions d’existence, stratégies pouvant faire preuve de l’innovation et de leur résilience, ou au contraire, qui se traduisent en l’éclatement du réseau ou sa dissipation.

Chercheure principale

  • Deena White, Département de sociologie, Université de Montréal

Organismes partenaires

Financement

Institut des études avancées de Lyon (2017-2018)